A ma fille
Il est dans mon c½ur une place pour toi,
et cette place tu as su l'occuper.
Tu as même voulu mon c½ur que pour toi,
et tu as dû apprendre à me partager.
Si ta venue j'ai attendue,
C'est que sans toi ma fille aînée
Ma vie était vide, ma vie était nue.
Petit bébé, tu m'as comblée
Tu étais vive, tu étais fière,
tu ensoleillais mes journées,
tu fleurissais mon c½ur de mère.
Tu as grandi, tu as joué, tu as souri,
tu voulais tout voir, tout savoir.
Tu ne cessais de courir après la vie
et sur moi tu essayais ton pouvoir.
J'ai tenté de te diriger, de te suivre
Tu as crié, tu as pleuré; je t'ai meurtrie.
Comprends qu'il me fallait survivre
Que je devais aussi vivre ma vie !
Oh comme ta révolte a frappé fort;
mes jours, mes nuits tu occupais.
Je me suis donnée tout les torts
Je ne savais pas ce que tu désirais
Ce ne fut pas toujours facile,
on s'est joué de vilains tours.
Certains jours étaient si pénibles
que j'aurais voulu faire demi-tour.
Mais le temps a passé sur nos vies
L'adolescence a baissé pavillon
et fait place à une fille très jolie.
Comme la chrysalide devient papillon.
Et voilà que tu croques dans la vie avec passion
Mais gare aux mauvais gredins
Prends bien soin de cette nouvelle liberté.
Et ne laisse personne détruire tes rêves
Ne fonce pas tête baissée, car les joies sont parfois si brèves
Que ta route soit douce
Relève de nouveau défis, fais tes propres choix
Et n'oublie jamais Aurore
Que je crois en toi !
Je t'aime ma grande
Ta maman